Voici un petit shopping de boites de sardines et autres produits que j'ai réalisé à Lisbonne.

Mini bouteille de porto, conserve de thon et sachets de thé vert

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Différentes boites de sardines et de morue

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Tous les produits sont disponibles au magasin A Vida Portuguesa, rua Anchieta 11. Tél. : +351 213 465 073 ou www.avidaportuguesa.com
Cette boutique propose, des conserves au savon en passant par des jouets pour enfants, des articles ayant marqué plusieurs décennies de la vie portugaise et réédités dans leur design d’origine.

Côté Restos

Un déjeuner de tradition

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Ancien couvent au XIIIe siècle puis première usine de bière du Portugal au XIXe siècle, la brasserie Trindade est la plus ancienne et sûrement la plus belle du pays. De vastes salles décorées de très beaux azulejos accueillent une clientèle disposée à patienter plusieurs dizaines de minutes afin d’obtenir une table. La carte, avec humour, fait honneur à la morue mais aussi aux crustacés et à quelques spécialités de viandes rouges. Une institution.
Cervejaria Trindade, rua Nova da Trindade, 20C. Tél. : +351 213 423 506 ou www.cervejariatrindade.pt


Un resto branché

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L’acteur John Malkovich ne s’est pas trompé en investissant dans le Bica do Sapato. Temple absolu de la branchitude lisboète, le lieu a néanmoins su conquérir des charmes que la froideur du design aurait pu atteindre. Trois restaurants au choix : sushi bar, restaurant classique et restaurant gastronomique. Je vous recommande ce dernier, pour la qualité de sa cuisine et le cadre fantastique. Ambiance tamisée, hauteur de plafond vertigineuse, lustres aériens, murs aux fresques pivotantes (génial !) et baie vitrée géante donnant sur les reflets du Tage.
Bica do Sapato, av. Infante D. Henrique, Armazém B, Cais da Pedra, Santa Apolonia. Tél. : +351 21 881 03 20 ou www.bicadosapato.com

Une dégustation de portos

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La meilleure adresse de Lisbonne pour déguster les vins de Porto. Comptoir design, fauteuils club et une carte longue comme le pont Vasco-de-Gama. Tawny, ruby, blanc, vintage, plus de 200 bouteilles sont ici proposées à la dégustation au verre. Un grand moment de délectation pour un rapport qualité-prix incroyable.
Solar do Vinho do Porto, rua de São Pedro de Alcântara, 45. Tél. : +351 21 347 57 07.

Un bar de collections

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Une taverne aux mille (cent mille !) trésors, une caverne d’Ali Baba, les merveilles de cent châteaux réunis. Comme si un vieux baron fou vous accueillait dans ses salons cosy décorés par ses incroyables collections. Soldats de plomb, casques, chapeaux, armures, cartes, trains, médailles, et j'en oublie, sont exposés avec méthode. Pas un centimètre de mur qui ne vous hypnotise. Et une jolie carte de cocktails illustrée de filles des années 30 encanaillées.
Pavilhão Chinês Bar, rua Dom Pedro V, 89-91. Tél. : +351 21 342 47 29.

Enfin, je vous mets un extrait d'un article que j'ai écrit sur Lisbonne dans le magazine Allure n°3 :

La cité lisboète s’offre au valeureux prêt à gravir ses mille collines. Cent différentes occasions de déguster la bacalhau l’affranchiront d’autant de clichés. Cinquante langues du monde résonneront à ses oreilles étourdies. Un accent unique imprimera son cœur, un accent teinté de courbes aussi puissantes que vulnérables. C’est là que réside tout le charme de Lisbonne : dans les contrastes de ses visages.
Lisbonne, novembre 1755 : l’infortune frappe avec violence. Voltaire écrit : « Des foudres souterrains engloutissent Lisbonne/Et de trente cités dispersent les débris/Des bords sanglants du Tage à la mer de Cadix. » Quatre-vingt-cinq pour cent de la ville s’écroule. On dénombre plusieurs dizaines de milliers de morts. Puis, après une guerre civile qui dure jusqu’en 1834, une monarchie parlementaire est instaurée, et la République est proclamée en 1910. Mais le pays sera soumis à une dictature jusqu’à la révolution des Œillets (1974), quatre ans après le décès de Salazar, maître du pays pendant trente-cinq ans.
Ce bref résumé historique pour rappeler les tourments que traversa la ville et expliquer la saudade, nostalgie des heures glorieuses et des temps heureux. La saudade qui, si elle n’est pas complètement emblématique de la Lisbonne d’aujourd’hui, est la sensation aux origines du fado, chant célèbre et représentatif d’une humeur mélancolique que transportent, par les ports et les rues, les courants d’air lisboètes.
Lisbonne, à travers ses quartiers, est un voyage dans le temps, un voyage dans le monde. De l’Alfama, ancienne et populaire, dont les étroites ruelles grimpent jusqu’aux ruines du château Saint-Georges, jusqu’à Belém et sa célèbre tour comme un phare qui vit Vasco de Gama prendre le large en 1497 près des palais manuélins, on traverse les modernes Baixa, Rossio et Chiado, reines du commerce, le Bairro Alto festif et enivrant et les docks modernes pour noctambules infatigables. L’air du temps lisboète est un patchwork des capitales voisines : un air de bohème chic parisienne, la douceur de vivre romaine, la jeunesse libérée berlinoise. Lisbonne la sentinelle est loin de n’être qu’une vieille amochée par le temps. Première porte du Vieux Continent face aux Amériques, elle veille sur les richesses d’un monde ancien tout en faisant face à l’avenir, les deux pieds pleinement ancrés dans l’Europe. En témoignent son titre de capitale européenne de la culture en 1994, l’Exposition universelle de 1998, l’Euro 2004 de football et les nombreux chantiers terminés ou en cours de construction ultradesign. Ouverte aux autres, elle offre à qui vient la chercher le savoureux cocktail de la mélancolie et des parfums de toutes les capitales occidentales réunies.