Capture d’écran 2012-07-16 à 17

 

Un repas de chef à 15 euros (16,20 avec la résa) avec apéro, entrée, plat, dessert, boulevard Saint-Germain, bénéfs reversés à une œuvre caritative, le tout orchestré par labande du Fooding, vous refuseriez ça ? Que nenni ! La belle affaire fleurée, deux minutes trois clics plus tard, j’avais mes deux pass pour l’événement du 14 juillet. Quatre choix de menus pour quatre chefs et quatre horaires proposés : 12h, tartare lapin moutarde, jambon + blé beurre, tarte du jour par Alexandre Gauthier de La Grenouillère (La Madeleine-sous-Montreuil), 15h, macédoine de légumes, croque-madame, crème brûlée par Mauro Colagreco du Mirazur (Menton), 18h, terrine, salade niçoise, fraises chantilly par Nicolas Scheidt de la Buvette (Bruxelles) et 21h, ratatouille, croissant au jambon, mousse au chocolat par Christophe Dufau des Bacchanales (Vence). Voyez, il s’agit donc de faire simple et de célébrer la « petite » cuisine de café. Mais on se doute, au vu des têtes d’affiches qui ont accepté, que les classiques seront plus qu’honorés ! Mon choix s’est porté sur le déjeuner de 15h, horaire tranquille pour un samedi férié, menu sympa et un nom italien aux deux étoiles qui me semblait familier.

Arrivées avec un peu d’avance avec SW (dont je vous montrerai les talents dès que sa collection de bijoux sera officiellement lancée), la queue des gourmets se profile déjà devant la brasserie Le Rouquet. Les charmantes tables en terrasse pour deux sont joliment dressées et les garçons de café commencent à disposer l’apéritif : Ricard et légumes suspendus (par Sven Chartier, le chef parisien de l’énorme buzz Saturne). Bien installées, nous trinquons à l’averse pas encore tombée. Malheureusement pour nous, notre bonne volonté et les quatre pastis offerts par repas, l’anis n’est définitivement pas à notre goût. Par contre, les légumes suspendus sont frais et ludiques (radis, carottes, fenouil et fleur de courgette), on les détache à l’aide d’une mini-pince et on les trempe dans ce qui donne l’apparence d’une terre potagère : une faisselle de chèvre saupoudrée d’un crumble d’olives noires (la vidéo de la recette ici). Le bal du service est bien orchestré et voilà déjà l’entrée : une macédoine surmontée d’une fine pellicule de caramel transparent. Le film craque au contact des couverts, les légumes sont encore un peu croquants, le caramel les relève parfaitement, du grand art ! Comme une entrée fragile et précieuse, la vraie bonne surprise de ce repas. Le croque-madame qui suit est bon, rieur avec son toast découpé pour laisser paraître le jaune d’un œuf au plat dissimulé. On reste cependant assez sage en bouche, l’emmenthal semble avoir été remplacé par du cheddar, mais on s’en tient à un fond assez classique. Enfin, le dessert annonce « crème brûlée » sans autre indication. Pourtant un parfum se dégage, une infusion à la fois subtile et inévitable : de la verveine ! J’en suis fan, et c’est bien ma veine.

Nous quittons le Rouquet guillerettes et contentées, SW m’a l’air d’avoir adhéré. Allez je tâcherai de vous tenir au courant des prochains événements organisés par le Fooding. M’en voulez pas pour celui-là, pour vous, fallait bien que j’aille d’abord tester !

 

Ricard et légumes suspendus

Capture d’écran 2012-07-16 à 17

Macédoine de légumes

Capture d’écran 2012-07-16 à 17

Croque-madame

Capture d’écran 2012-07-16 à 17

Crème brûlée (à la verveine)

Capture d’écran 2012-07-16 à 17

 

La Cafête Nationale par Le Fooding - Samedi 14 juillet

Au Rouquet, 188 boulevard Saint-Germain, Paris 7e

Bénéfices des entrées reversés au centre d'accueil les Enfants du Congo Béthanie.