Brioche au sirop d’érable et aux noix de pécan
Voici une recette de brioche qui vient du blog Une irrésistible envie de… Je l’ai trouvée ravissante et puisque j’avais déjà à ma disposition du sirop d’érable et des noix de pécan, je me suis lancée. Ce n’est pas très compliqué mais je vous conseille quand même d’aller voir sur le blog la recette initiale puisque chaque étape y est photographiée. Je n’avais pas de sucre d’érable, je l’ai donc remplacé par un très bon sucre vanillé acheté récemment. Mes goûteurs ont été très emballés et je referai cette recette avec certitude.
Brioche au sirop d’érable et aux noix de pécan (6 personnes)
Pour la pâte
300 g de farine
12 cl de lait tiède
1 cuillère à café de sucre en poudre
1 œuf
30 g de beurre
15 g de levure de boulanger fraîche
1 grosse pincée de sel
Pour la garniture
40 g de beurre
4 cuillères à soupe de sucre d’érable (ou 4 CàS de sucre vanillé)
50 g de noix de pécan torréfiées, finement hachées
2 cuillères à soupe de sirop d’érable
Mélangez le lait tiède et le sucre puis ajoutez-y la levure émiettée et laissez reposer pendant dix minutes environ.
Dans le bol d’un robot mélangeur, versez la farine, le sel et le beurre coupé en petits morceaux puis mélangez jusqu’à l’obtention d’une consistance sableuse. Ajoutez la levure puis l'œuf et mélangez pendant cinq minutes environ. La pâte doit être élastique et homogène. Retirez la boule de pâte du bol du robot et travaillez-la quelques minutes sur un plan de travail légèrement fariné. Placez ensuite la pâte dans un saladier propre et couvrez-la avec un torchon. Laissez lever dans un endroit tiède pendant 1 heure 30 environ. Elle doit doubler de volume.
Préparez la garniture : mélangez le beurre fondu avec le sucre d’érable (ou le sucre vanillé) et les noix de pécan finement hachées.
Dégazez la pâte puis retravaillez-la brièvement. A l’aide d’un rouleau à pâtisserie, abaissez la pâte en rectangle. Répartissez la garniture sur la pâte puis roulez-la comme pour une bûche. Coupez le rouleau dans toute sa longueur. Torsadez les deux morceaux de pâte ensemble. Formez une couronne puis placez-la sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé. Faites-la lever dans un endroit tiède.
Préchauffez le four à 180°C. Enfournez la brioche pendant 20 à 25 minutes environ (avec mon four puissant, 20 minutes ont largement suffi).
Recouvrez éventuellement de sirop d’érable pour la déguster.
Rino – Paris XIe
J’ai hésité à écrire ce post, car je préfère en général indiquer des adresses dont je suis entièrement satisfaite, mais puisque la cuisine valait sa réputation, je déroge.
2012 commence pour ma part sur des pressentiments qui se vérifient ; je dois devenir perspicace. En fait, le (très) gros bémol du restaurant Rino n’était pas exactement un pressentiment, plutôt le sujet de ma conversation avec DBR juste avant que nous y entrions. Nous évoquions le cliché erroné, fréquemment parcouru sur la toile ou entendu dans des bouches peut-être mal avisées, qui voudrait qu’un grand restaurant, gastronomique si vous préférez, ne serve que des portions chiches. Personnellement, la rumeur ne s’est jamais vérifiée. Et voilà que le soir même de cette réflexion, nous vivons notre première expérience d’appétit insatisfait. Surtout que le menu propose entrée, poisson, viande et dessert (38 €), imaginez ! Les quantités furent donc si légères, malgré le très bon pain dévoré, que DBR proposa un bar belge pour une bière et une portion de frites maison dans la foulée. Et je ne me fis pas prier.
Il faut dire aussi qu’il est sérieusement frustrant de ne pouvoir jouir que d’une bouchée ou deux d’un mets délicieux. A peine le temps de se ravir d’une association, de laisser naître l’enchantement, de toucher au ravissement, que l’assiette s’est échappée. Quand la nouvelle arrive, c’est à peine si on ose la toucher, on voudrait tendre le temps, rester suspendu à ces courtes minutes. Car la cuisine de l’Italien Giovanni Passerini est bien faite, affirmée, gourmande. Très actuelle aussi, parfaitement dans les modes du moment. Elle m’a d’ailleurs fait penser, dans ses mélanges inspirés, ses dressages par petites touches de pinceau, à celle du Frenchie de Grégory Marchand. Le style d’une génération pour foodies. Tout comme la clientèle ce soir-là, avisée, concernée par ce qui se jouait sur les tables. A nos côtés, un couple, un peu frimeur, monsieur qui séduisait madame, passant la commande en italien aux serveuses (italiennes, elles aussi) et devant bien connaître le chef puisque bénéficiant d’attention et de mets supplémentaires (de quoi nous adonner à la jalousie).
Honnêtement, si vous ne regardez pas à la dépense, allez-y, c’est délicieux. Sinon, pour le même prix, on trouve à Paris des adresses plus généreuses.
Ravioli de potimarron, langoustine, consommé
Limande sole, endives, cacahuètes, pamplemousse
Canette, chou rouge, betterave
Glace aux céréales, pomme, foin, fruits secs
Rino
46 rue Trousseau, Paris XI
Tél. : 01 48 06 95 85
Joe’s Shangai Restaurant - New York
New York vaut à elle seule plusieurs voyages. Ainsi, découvrir le quartier de Chinatown à Manhattan équivaut à un plongeon pékinois étourdissant. Toute l’effervescence chinoise se condense sur quelques rues, une cohue soudaine et exotique. Des livreurs jettent les cartons dans les caves au milieu d’une foule dense, les locaux ont des discussions d’un affolant volume sonore, les vitrines des pharmacies honorent leur mythe. Sur les étals des épiceries, des aliments séchés non identifiés, des légumes inconnus, de fortes et troublantes odeurs. Une balade pour les sens.
Chinatown, c’est aussi un quartier pour se restaurer sainement à petits frais. A condition, comme toujours, de savoir où aller. Et c’est au Joe’s Shangai que je vous conseille de passer. D’ailleurs, l’adresse est bien connue : on vient en général chercher un ticket d’attente, mais le turn-over est rapide et le personnel d’une grande efficacité. Vous trouverez ici, en plus d’une cuisine délicieuse et très bon marché, une ambiance authentique de cantine hurlante asiatique : une grande salle aux néons verts et roses, aux serveurs affairés et aux grandes tables rondes où l’on vous placera en compagnie d’autres clients. Surtout, le Joe’s Shangai est célèbre pour sa spécialité : les soup dumplings (4,95 $ les 8 !). De divins raviolis remplis de farce et de bouillon (si si !), que l’on déguste à l’aide d’une cuillère : on porte alors le ravioli à sa bouche, on en croque un petit coin et l’on aspire le jus qu’il contient (et l’on mange le reste ensuite). La technique est très amusante, unique, et si l’explication n’est pas suffisamment claire, il vous suffira d’admirer la gestuelle de vos voisins de tablée qui à coup sûr sauront faire. Lors de notre visite, tous nos plats, choisis au hasard, étaient très bons : raviolis frits au porc, poulet aux châtaignes, nouilles sautées. Faites en sorte de choisir tous ensemble des choses différentes et partagez-les ensuite, cela fait vraiment partie du jeu. L’addition, quant à elle, est particulièrement légère. En somme, le Joe’s Shangai rassemble toutes les qualités : économique, gourmant, dépaysant et surprenant. Nous, on a adoré.
Joe’s Shangai Restaurant
9 Pell Street
New York, NY 10013
Tél. : (212) 233 8888
Vous trouverez les deux autres adresses et quelques infos sur le site internet :
www.joeshanghairestaurants.com
Jacob Restaurant - Harlem, New York
Cette petite heure improvisée chez Jacob fut sûrement la plus poétique de mon passage d’hiver à New York. C’était un de ces moments rares, calmes et suspendus dont on sait, à l’instant même où on le vit, qu’on en gardera longtemps le souvenir. Je n’avais jamais été à Harlem et je garderai d’autant plus en mémoire cette première visite qu’elle eut lieu le 25 décembre.
Nous avons traîné longtemps à l’hôtel ce matin-là, en dégustant assis sur nos lits et sur une table de fortune un empilement de pancakes noyés sous le sirop d’érable. Le temps de sortir de notre cocon et d’arriver à Harlem, les messes teintées de gospel avaient déjà été dites. Les rues sont plus larges qu’on ne l’imagine et les façades d’église sont souvent dénuées de style : le charme d’une autre époque aux petits moyens. Ces grandes rues étaient vides, silencieuses, chose suffisamment rare à Manhattan pour le remarquer. Un jour de Noël dans un désert citadin. Le vent n’avait aucun frein, se faisait maître de parcourir à loisir ces avenues parallèles. A croire que le quartier entier avait quitté la ville. C’est sûrement le seul jour de l’année pour découvrir ainsi un lieu : tout ce qui anime habituellement le faubourg s’est alors échappé, il ne reste que la brique et la pierre, des façades qui se tiennent avec beauté pour vous seul, un décor dont vous êtes l’unique acteur. Bien sûr, la réalité vous échappe, il faudrait revenir un autre jour – n’importe lequel – mais on touche à quelque chose de rare, de beau, dans sa nudité. Remonter les époques et s’en remettre aux clichés devient alors peut-être plus aisé : on s’invente des scènes de prohibition, des nuits de jazz et des enfants afro-américains qui jouent devant les résidences. On y est.
Jacob est plus un salad bar qu’un restaurant. C’est un concept fréquent à New York que j’aimerais retrouver à Paris. De grands buffets frais proposent plats chauds et froids, salades, légumes, fruits… On se sert à sa guise et on paye raisonnablement au poids. L’été, c’est un plan très sympa pour déjeuner sur l’herbe, à Central Park ou dans n’importe quel square. Et l’hiver, il y a ici quelques tables pour s’installer avec sa barquette de soul food. Mais surtout, tous les dimanches chez Jacob, il y a aussi de la nourriture pour l’âme : un concert las et authentique de soul music. Ainsi, lors de notre en-cas, au fond de cette salle kitchissime parée de guirlandes, une mama bien assise donnait de la voix avec autour d’elle des musiciens tranquilles et habitués. Une voix dingue, chaude et raillée, un chant sans effort. Une sacrée bande sonore… A cet instant, je ne rêvais pas mieux que d’être là, au milieu des gens du quartier, à les écouter, à les regarder, à me réchauffer dans ce foyer éveillé d’un dimanche après-midi que le calendrier avait mis entre parenthèses…
Jacob Restaurant
373 Lenox Avenue (corner of 129th and Lenox), New York, NY 10027
Tél.: 212 866 3663
Salade de pois chiches à la grenade
Salade de pois chiches à la grenade
500 g de pois chiches cuits
1 grenade
1 poivron rouge
1/2 oignon rouge
Quelques tomates cerises
1 botte de basilic
Rincez les pois chiches si vous les avez achetés déjà cuits. Ouvrez la grenade et récupérez tous les grains. Découpez l'oignon et le poivron en dés, les tomates cerises en quatre. Ciselez le basilic et mélangez tous les ingrédients. Assaisonnez à votre goût. Personnellement, j'utilise beaucoup ces derniers temps de l'huile de sésame torréfié et cela allait particulièrement bien avec cette salade.
L'addition des détails - Novembre-Décembre 2011






















